dimanche 17 février 2019

Une histoire de doudou(s)

La p'tite sauterelle et ses doudous, c'est une longue histoire d'amour. Oui, j'ai bien dit SES doudous: cinq au total. Pour le moment.

D'abord il y eut doudou rose qui n'est plus très rose maintenant mais plutôt une espèce de gris sale. Premier doudou, doudou originel, doudou sacré entre tous les doudous, choisi scrupuleusement par papa sauterelle à la naissance du p'tit bout d'chou, doudou rose était supposé être l'objet transitionnel par excellence et calmer les angoisses et les peines. Et il remplissait tranquillement et parfaitement sa mission jusqu'à l'arrivée de...

... doudou gris, offert par la nounou de la p'tite sauterelle. J'avoue, j'ai un peu tiqué quand il est arrivé, celui-là. Un doudou à gérer, c'est déjà quelque chose mais deux! D'autant que doudou gris sut très vite se rendre aussi indispensable que doudou rose. L'un n'allait pas sans l'autre, si l'un se couchait, l'autre aussi était fatigué; si l'un sortait, l'autre aussi avait envie de prendre l'air. Cette situation que je trouvais déjà compliquée dura deux ans et demi. Jusqu'au moment fatal où...

... un beau matin doudou gris décide de prendre la poudre d'escampette! Comme ça, sans prévenir! A cinq minutes de partir chez la nounou, plus de doudou gris! Imaginez: maman sauterelle en mode panique à bord fait discrètement le sac de sa princesse sans lui dire quoi que ce soit, l'amène chez la nounou et croise les doigts pour que tout se passe bien. Quelle naïveté! Pendant que la p'tite sauterelle s'époumone en réclamant à corps et à cris doudou gris, maman se précipite chez Ki**bi, achète doudou blanc (sosie parfait de doudou gris mais en plus neuf) et de retour à la maison, le balance dans la boue, le piétine dix bonnes minutes, le lave et le sèche vite fait, appelle la nounou pour voir si tout va bien. Visiblement oui, la p'tite sauterelle s'est calmée et maman sauterelle va donc pouvoir aller travailler. On verra plus tard.

Et donc de retour à la maison, le soir, doudou blanc fit une entrée fracassante dans notre vie sous la forme du dialogue suivant:

La p'tite sauterelle: "Mais... maman. c'est pas doudou gris?!!!??! Celui-là, il est blanc et il est propre et il a des étoiles dessus!"
Maman sauterelle: "Mais c'est parce qu'il est allé faire une randonnée ce matin et qu'il a pris un bon bain parce qu'il était plein de boue. Et puis il a décidé de se tatouer des étoiles sur le corps parce qu'il trouvait ça cool" (je vous jure que j'ai vraiment dit ça à ma fille. Qu'est-ce qu'on est prêt à inventer comme histoire en tant que parents pour avoir la paix pour rassurer son enfant!)
La p'tite sauterelle: "Mais je te dis que c'est pas doudou gris!!!"


Bref. Le flop total. Et doudou gris dans tout ça, me demanderez-vous? Et bien, le petit chenapan s'était caché dans le tiroir à chaussettes de maman sauterelle. Aussi simple que ça.

À partir de ce moment, tout était fichu, l'inflation de doudous avait commencé. On ne pouvait plus l'arrêter. La p'tite sauterelle non seulement jeta son dévolu sur doudou blanc mais entreprit aussi de ressortir des tréfonds de sa chambre un quatrième doudou:  le doudou de Zaza, du surnom de la personne qui le lui avait offert à sa naissance.  Un doudou quelconque, un doudou sans intérêt, un doudou sur lequel elle n'avait jamais daigné baisser les yeux, bref un doudou auquel elle ne s'était jamais, mais jamais attachée !!! J'ai cru qu'on avait atteint le fond avec l'arrivée du doudou de Zaza. Évidemment, je me trompais.

Le doudou de Zaza par tata Bribri (@1pe2bonheur sur Instagram) 
Quelques semaines plus tard, la p'tite sauterelle commençait l'école. On pensait l'avoir bien préparée à cette difficile étape. A coup de "tu sais, ma chérie, à l'école tu n'auras droit ni à la tétine, ni à tes doudous", la p'tite sauterelle semblait avoir enfin accepté l'idée de laisser ses fidèles compagnons se reposer tranquillement dans son lit jusqu'au soir, moment où elle les retrouvait avec joie pour dormir.

Alors quelle ne fut ma surprise lorsque le cinquième jour d'école (un signe peut-être), je la vis sortir serrant dans ses mains...

... doudou éléphant (ai-je besoin d'expliquer l'origine de ce nom?) "Comme tu me manquais et que je pleurais, maîtresse m'a donné un doudou. Regarde comme il est beau!"   Et là, je me suis dit : "mais non, NOOOOOOON!!! Tous ces efforts réduits à néant en deux secondes chrono!"

Voilà comment la p'tite sauterelle en est arrivée à avoir cinq doudous. Et maintenant, je croise très fortement les doigts pour qu'un sixième doudou ne débarque pas d'on ne sait où dans nos vies déjà bien encombrées comme ça!!!
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